Depuis 5 ans, nous passons les mois de février et mars sur les îles Canaries au large des côtes marocaines. L’archipel des Canaries se compose de 8 îles principales. Nous nous sommes rendus sur les 4 plus grandes, Tenerife, Grande Canarie, Fuerteventura et Lanzarote la première année pour finalement privilégier Lanzarote et Fuerteventura les années suivantes. Ce qui nous attire sur ces îles est d’abord le climat printanier qui y règne toute l’année nous offrant la possibilité d’y faire du vélo et de la randonnée au milieu de paysages d’exception. On n’oublie pas non plus le balnéaire sur les superbes plages de la péninsule de Jandia à Fuerteventura ou de Playa Blanca à Lanzarote où nous aimons bivouaquer au bord de l’eau.
Pour en revenir au vélo, voici quelques caractéristiques spécifiques à chaque île.
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Lanzarote ; on y croise beaucoup de triathlètes.
75 km de long - 21 km de large - climat aride
C’est, pour nous, l’écrin des Canaries avec ses paysages lunaires, son architecture typique, ses villes historiques, ses routes bien entretenues où bien souvent c’est “Preferencia Bici” et le respect de ses automobilistes.
Pas de gros dénivelés mais de belles côtes de 5 à 6 km que l’on peut enchaîner et qui finissent par faire mal aux pattes. La route la plus haute est à environ 600 m d’altitude mais, n’oublions pas qu’elle part du bord de mer.
Il y a plusieurs magasins de vélos où l’on peut louer de très bons vélos.
Quelques exemples de parcours sur les plus belles routes du parc national de Timanfaya, de la Geria, d’El Golfo ou du mirador del Rio.
Fuerteventura, l’île de l’aventure
100km de long - 31 km de large - climat aride
Plus sauvage que Lanzarote, on y rencontre moins de touristes et donc moins de cyclistes (peu de magasins de cycles). Cependant, c’est une belle destination pour faire du vélo et du balnéaire. Comme à Lanzarote, pas de gros dénivelés.
Les routes, pour les cyclistes, sont moins belles que celles de Lanzarote ; l’asphalte est quelquefois granuleux et finit par user, non seulement les pneus, mais aussi le cycliste. Cependant, cela tend à s’améliorer d’année en année.
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Au niveau des belles routes à faire à vélo, mention spéciale à la route des crêtes qui part de Costa Calma et rejoint Llanos de la Conception en passant par les villes historiques de Pajara et Betancuria. Sans oublier, la piste cyclable qui longe la péninsule de Jandia à l’extrême sud de l’île. |
Grande Canarie, l’île des cyclistes.
Sud aride - nord humide
L’île la plus populaire pour le vélo mais pas forcément pour nous car un peu trop peuplée à notre goût. Autre point négatif, il y pleut souvent, surtout sur la côte nord.
Si les 2 premières îles dont nous avons parlé sont relativement “plates”, ce n’est pas le cas de celle-ci. C’est un cône dont la plus haute route, celle qui mène au Pico de la Nieves, culmine à 1949 m d’altitude.
Tenerife, l’île des pros.
Sud aride - nord humide - neige possible en altitude
Bien que beaucoup plus étendue, cette île offre des caractéristiques proches de celle de Grande Canarie, des plages et une imposante montagne, le Teide, qui culmine à 3715 m d’altitude (plus haut sommet espagnol) avec une route montant jusqu’à 2400m d’altitude et permettant de traverser l’île dans sa longueur. C’est là que, chaque année, en hiver, les pros ont rendez-vous pour préparer la saison.
Sur cette île, nous privilégions souvent la randonnée pédestre au vélo car les sorties sont beaucoup plus dures.
Nous espérons que ce résumé vous aura donné envie de venir rouler aux Canaries mais attention, si l’on parle de climat printanier, il ne faut cependant pas négliger le vent qui souffle fort, souvent très très fort, une caractéristique à laquelle nous nous sommes habitués mais qui durcit les sorties de vélo et qui nous fait quelquefois regretter de ne pas être Kite-surfer plutôt que cycliste.
Vous trouverez les parcours de Nathalie et Jean dans le Contenu Parcours du site.